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mardi 24 novembre 2009

UNE LISTE COHERENTE

La Fédération du Nord du Parti Socialiste s'est mise hier soir en ordre de marche pour les élections régionales. Les responsables réunis en conseil fédéral ont adopté, à une très large majorité, une liste qui sera soumise au vote des militants.

En réponse à des journalistes, j'avais fait connaître ma préférence dans l'hypothèse où plusieurs candidats se seraient manifestés. Bernard ROMAN, actuel Premier vice-président et qui le restera si nous sommes majoritaires en mars prochain, a fait une proposition raisonnable qui a été acceptée. Bravo.

Je veux saluer également le travail mené par Gilles PARGNEAUX, Premier Secrétaire de la Fédération, pour proposer une liste, certes imparfaite, mais cohérente.

La campagne va pouvoir s'engager avec le concours de tous.
Pour ce qui me concerne, et dans les fonctions qui sont les miennes, je vais m'employer à souligner la complémentarité et le partenariat qui existent réellement entre la Région et le Département. Ce sont deux collectivités majeures, chacune porteuse des attentes des nordistes et, chacune, en capacité d'apporter les réponses à ses attentes sans qu'il soit besoin de les fusionner comme le voudrait la Droite.

En effet la tâche est particulièrement prenante quand il s'agit de mener des politiques de solidarité en direction des personnes âgées ou des personnes handicapées, de l'enfance ou des familles en difficulté. Ça, c'est le Département et les Conseillers Généraux qui s'en occupent et qui s'en occupent bien.

Cette tâche est tout aussi prenante quand il faut organiser la Formation Professionnelle ou le Développement économique. Les Conseillers Régionaux avec Daniel PERCHERON, Bernard ROMAN ou Pierre de SAINTIGNON ont un bilan éloquent dans ces domaines.

Alors je crie : « halte à la casse » d'un dispositif qui fonctionne. Certes, il peut toujours être amélioré. Cela ne doit pas forcément passer par l'ambition démesurée de M. SARKOZY en manque de pouvoir local.

Au bout du compte, c'est la démocratie locale et la décentralisation qui en pâtissent.

mercredi 18 novembre 2009

LA REPUBLIQUE MALMENEE

Pour les députés UMP, il est interdit au Parlement de s'intéresser au fonctionnement de la Présidence de la République.

C'est la raison de leur vote majoritaire, en commission des lois à l'Assemblée nationale, pour rejeter la proposition de création d'une commission d'enquête formulée par les députés socialistes.

Ce que nous voulions : tout simplement donner suite au rapport de la Cour des Comptes qui a souligné l'importance des crédits consacrés par l'Elysée pour des sondages, jusqu'à trois par jour.

De plus ces sondages ont été publiés par des organes de presse dans des conditions jugées anormales par les magistrats financiers.

Ça n'est pas tant le coût de ces sondages que l'usage qui semble en avoir été fait qui justifiaient cette demande des socialistes. Cette position des députés UMP a bien entendu été dictée par l'Elysée.

A ceux qui en douteraient encore, la preuve est ici apportée que la République, dans ces fondements, est malmenée.

Peut-on accepter que dans une démocratie parlementaire les représentants du peuple n'aient pas le droit de s'informer sur le fonctionnement de nos institutions ?

Non, bien sûr, et je veux croire que les Français attachés au respect de nos règles républicaines vont s'émouvoir de cette situation.

Si cette affaire restait sans suite, il faudrait craindre le pire pour la démocratie.